Le souffle primordial

Cet article se penche sur le Souffle, primordial pour que la Vie soit défendue.

 Avec une farandole de mots et d’images,  je décline un peu les multiples influences du souffle, souvent méconnues.

Ensuite, 3 expériences pour vous amuser.

Bonne lecture !

Le Souffle commence pour nous par le nez, avec l’odorat, directement lié aux sensations de plaisir, de rejet ou de communion. Le nez tempère l’air inhalé.

En état de flow, les deux narines coopèrent de concert, équilibrent le yin et le yang. Nous pourrions nous en inspirer !

Quand tu inspires par la narine gauche, tu stimules le dynamisme en toi.

Quand tu inspires par la narine droite, tu invites la régénération en toi.

Ainsi lorsque tu as un rhume, dors sur ton côté gauche pour libérer ta narine droite. Ainsi tu pourras dormir même si tu as le nez bouché.

Souffle primordial, donc essentiel. Du premier au dernier. C’est simple, clair, concret.

Comme la barre de mon voilier, Souffle oriente mon devenir, d’expiration en expiration, de vague en vague, de tempêtes en clémences.

Traversant, Souffle laisse peut-être des traces divines dans l’air. Mon Souffle ne m’appartient pas. L’air de rien ? Il ne peut être celui d’hier ni de demain.

Souffle teinte mon corps, mes émotions, mes pensées et tout mon système nerveux autonome, vers le rosé ou le bleuté cyanosé.

Tel un artiste, Souffle jette des ponts entre l’extérieur et l’intérieur, joue d’échanges gazeux.

Souffle exhale dans mon corps, dans tous ses aspects, dont mon cœur, essentiel, ma peau, précieuse limite, et mon nerf vague si discret, ondoyant et influant.

Souffle donne le la à mes intentions selon que je parle sur l’expir ou sur l’inspir.

Souffle est toujours un renouveau.

La fréquence de Souffle influence la qualité de ma vie, que je sois riche ou pauvre. S'il change, mon vécu change.

Quand Souffle flirte avec mon diaphragme, toutes les circulations intérieures sont optimisées, homéostasiées, et Souffle soulève alors le bas de mes côtes, masse mon ventre.

Quand Souffle subit mon stress,  celui de la survie physique ou celui de l’intégration sociale, il me racrapote et augmente ainsi encore ma crispation et mes douleurs. Souffle m’invite alors à ralentir, à m’ajuster, retrouver le calme.

Quand une phrase se gonfle d’ajouts de mots choisis, on paraphrase parfois, on soupire d’aise aussi, par souffles. Les mots rythment une expression et se jouent sur tous les tons.

Nul n’aime avoir le Souffle coupé, restreint, on en dépérit lentement. Du premier au dernier, Souffle se sait primordial.

Une voix claire et posée offre son sentiment de sécurité et de fluidité. 

Le Souffle audible, c’est la petite voix du singulier, du Je. Il est musical. 

« Dans notre société de plus en plus lissée et dans le contrôle, le souffle n’est pas à la mode. Il en dit trop alors. On musèle le souffle car il clarifie tout, puisqu’il ne ment pas. » nous rappelle Stéphanie Brillant. Elle ajoute : « Le Souffle peut raconter ce qu’on veut quand on le contrôle avec subtilité. C’est pour cela qu’il est un outil si puissant. C’est un prédicateur.« 

Ne dit-on pas "chanter, c'est prier deux fois" ?

3 expériences pour honorer le Souffle en s'amusant

1. Chantons et fredonnons gaiement. Si vous chantez faux, cela n’a aucune importance, il y va de votre santé, de votre voix, de votre « je », de votre Souffle, de votre spiritualité.

2. Siffler ou siffloter est bon pour les poumons! Impossible de rester dans le désarroi lorsqu’on siffle, c’est une façon joyeuse et libre d’améliorer son humeur et de réduire le stress.

3. Chanter les voyelles, passer toutes les voyelles en revue en tenant un peu la note, la lettre, la voyelle, et après chacune d’elles, expirer brièvement 2x .

aaaaaa

eeeee

iiiii

ooooo

uuuuu

Le saviez-vous? certains sons activent des organes, un état d’esprit, selon le Tao. Le son SSSSS, par exemple, active le colon, les poumons et le nez. Il vous aidera dans les situations de rhume, de toux, de congestions et aussi dans les tristesses et les deuils. L’intention est de donner votre son SSSS au souffle et le répéter trois fois.

Que fait-on sous les arbres? 
N'y respire-t-on pas un peu mieux? 
N'y tendons-nous pas l'oreille à quelques messages mystérieux des feuillages dans le vent? 
sante Joye le souffle primordial