L'ego coincé entre ses attachements et ses croyances

« Est-ce toi qui utilise la connaissance, où est-ce elle qui se sert de toi ? »

Si mes attachements à ce que je connais limitent toutes les options disponibles, c’est la connaissance qui me contrôle. Elles contrôlent mon intention, mes perceptions et mes projections dans le futur. Et bien sûr, nous ne sommes pas toujours conscients de nos attachements et routines de connaissances.

Cet article est directement issu de la lecture :

« Les 5 Niveaux de l’attachement » selon la sagesse toltèque de Don Miguel Ruiz Jr.

Notre ego renforce nos perceptions identitaires, ce qui nous définit et nous distingue de l’altérité. Ce faisant, il nous rassure, mais il entretient aussi toutes sortes d’attachements et de croyances, des plus conscientes aux plus inconscientes, qui peuvent entraver nos relations à la liberté et à notre libre-arbitre.

Deux repères planteraient le décor des transformations libératrices de nos attachements  : l’une est l’acceptation de soi, un soi toujours en devenir (en étant déjà parfait tel que nous sommes), l’autre est  une multitude de singularités qui constituent notre environnement relationnel, chacune imprégnée de perceptions uniques du réel et du non-réel. « Le canevas où nous devons réaliser nos oeuvres d’art est la vie elle-même.(…) La réalité planétaire est le résultat des intentions de tous. »

On peut distinguer 5 niveaux d’attachements, grâce à l’observation de nos pensées et narrations. Qu’avons-nous avons-nous conclus en nous-mêmes?

Le premier niveau d’attachement, le plus à même de vivre son libre-arbitre est l’acceptation de soi et le cinquième subit une domestication inconsciente source de lourdes souffrances pour soi et autrui.

Chacun explore tous les niveaux d’attachements décrits ici, qui sont des repères de compréhension:

  1. Le soi authentique, qui est au fond de chacun et qui permet le centrage et l’alignement, est ressenti comme une cohérence corps-émotions-mental-spiritualité, une jouissance de chaque instant sans condition. Chacun est libre. Chacun prend en considération la liberté d’autrui.
  2. Le soi authentique choisit ses préférences. Il vit une implication émotionnelle, avec des attachements circonstanciels et des détachements aisés, choisis. Les partages avec l’entourage reste libre des jugements (les siens et ceux des autres). Les accords conclus avec soi témoignent d’une direction, un but, et pas de qui on est. 
  3. Le soi authentique s’identifie à des repères extérieurs (une famille, une équipe, un clan, un dogme,…) et plusieurs aspects de sa vie sont conditionnés à cette identification (par exemple ce qui devrait être pour que je sois aimé). L’identité prend la forme des savoirs, des règles et instructions inhérentes.
  4. Le soi authentique fond dans une intériorisation telle que les relations sont conditionnelles: le comportement cherchera l’adhésion des personnes aimées… jusqu’à la leur imposer. Il y a une idéalisation de l’identité et tout sera distordue pour y correspondre.  Les rôles de juges ou victimes sont inévitables et apportent leur lot de tristesse. C’est le résultat direct de la domestication à l’amour conditionnel.
  5. Le soi authentique est dissous dans le fanatisme. Il n’y a plus de séparation entre « qui je suis et ce que je crois ». Le domestication de l’entourage est nécessaire. Un membre de la famille pourrait être exclu s’il se détourne de son système de croyances. L’attachement est si profond que la perte de la notion d’humanité, de compassion, est possible. L’attachement à l’idéal est plus important qu’une personne. Il y a une confusion : une personne qui se positionne différemment n’est pas l’opposition, elle est un être humain. Cet amour conditionnel conduit à toutes les violences, y compris meurtrières. Dans l’anorexie-boulimie, la distorsion est telle qu’il a une perte de sa propre humanité

« Vous pouvez faire le choix de porter sur vous-même un regard d’acceptation qui se fonde sur la vérité incontestable que vous êtes déjà parfait et complet tel que vous êtes en ce moment. »

Accepter qui on est le point de départ, c’est l’amour, l’amour inconditionnel. L’amour n’est plus conditionnel à aucune différence.

Notre cerveau perçoit et projette de l’information sur une réalité que structure la matière quand nous sommes éveillés, et sur une réalité non linéaire, dépourvue de structure matérielle, quand nous rêvassons. Toute notre existence, on effectue un va-et-vient entre ces deux formes de perception.

Par moments, on focalise toute notre attention et à d’autres, on lâche-prise et on retrouve la conscience du soi authentique et libre. Le moment présent renforce le moi authentique.

Une souffrance témoigne que l’on a cessé de composer avec les possibles de la vie. Nous nous investissons dans toutes sortes d’histoires, mais nous n’avons pas besoin d’histoires. « Etre qui je suis tel que je suis est tout ce dont j’ai besoin pour savourer la vie ».

Croire en sa propre perfection nécessite de le désirer et de s’y engager et de commencer par laisser tomber nos attachements à nos adhésions, aux accords conclus, aux représentations de ce qui devrait être. Seuls nos attachements nous empêchent de nous rappeler qui nous sommes vraiment.

S'en sortir (niveaux 4-5) ?

Le désir de vivre sera un pilier pour oser se libérer. Le pilier de la volonté, donc du courage. Il sera très important de prendre soin du 2e chakra et du 5e conjointement.

La direction à retrouver pourrait être la compassion et le respect de soi, de son humaine condition, avec toute la dimension d’une vision de la vie aimante au-delà de toute compréhension. L’amour est déjà là, tel qu’on est. Et tout est en devenir constamment. Et chacun participe à la matérialisation du monde par sa façon d’être soi.

Le respect pour sa propre vie permet la libération des attachements des 4e et 5e niveaux. Tout un travail d’observations du mitote, soit les mille voix qui parlent toutes en même temps, surtout celles qui parlent le plus et le plus fort (attachements). Ce mitote essaie de fondre notre passé dans les expériences présentes et tendent vers un rapport à l’amour conditionné qui influe toutes les perceptions de la vie. 

« Quand on n’est pas en pleine forme, on change parce qu’on se respecte et qu’on s’aime » Sa propre vie est d’autant plus importante qu’elle est la seule sous notre contôle.

« Nos croyances et nos attachements nos illusionnent : tout sera fluide et rempli d’amour quand on sera enfin parfait. Ceci est un bel exemple de l’amour conditionnel. »

« S’aimer, c’est dire merci chaque matin d’être en vie. »

« Un oiseau est un oiseau. Un cactus est un cactus. Un humain est un humain. Vous êtes vous. Parfait. »

« Nos interactions se font soit sur la base du respect et de la mutualité, soit sur les rapports de forces. »

Quand une personne vous blesse oralement, vous pouvez accepter ses goûts et ses choix et passer à autre chose ; ou vous pouvez-vous blesser davantage en entretenant l’événement.

La seule motivation qui induit des changements durables c’est l’amour de soi, l’acceptation de soi, l’envie de bien se traiter en découlent naturellement. Il n’y a ni « je dois », ni « il faut », il y a le changement vers plus de paix en soi et d’harmonie. Une libération est en fait une re-direction. 

Le respect de soi et de chacun renverse le fanatisme.

« La vérité existe, que vous y croyez ou non. Une croyance, n’existe que parce que vous y croyez. »

Se libérer du niveau 3 (identité) ?

Les Accords toltèques sont ici des outils concrets pour s’affranchir de la domestication aux attachements du niveau 3:

  1. que ta parole soit impeccable
  2. quoi qu’il arrive, ce n’est pas personnel
  3. vérifie les suppositions à la lumière du respect de la vie
  4.  chacun fait toujours de son mieux
Il y a aussi l’exercice du labyrinthe imaginaire qui invite à libérer chacun de l’emprisonnement de ses erreurs passées, à chaque mémoire qui surgit, arrêtez-vous et laissez-vous toucher par l’émotion en disant : « J’ai utilisé tes propos et tes actes contre moi, je me pardonne de cela (ressentez-le) … et je ne le ferai plus (ressentez votre engagement) . » Au centre du labyrinthe, imaginez vous dans un miroir et redites cette phrase.

« Chercher à avoir raison est le signe d’un attachement. Avoir raison n’est pas la même chose que la recherche de vérité »

Au lieu d’avoir confiance en ce que nous savons, prenons confiance en qui nous sommes. Ayons nos sens en éveil à ce qui se passe autour de nous et en nous !

« Sans respect pour la liberté de choisir, aucune paix n’est possible. »

Au terme de la vie, nous avons à nous détacher de tout : des objets, de la vie incarnée, des êtres qui nous sont chers, et de tout ce qui de près ou de loin semblait nous définir. C’est un véritable travail intérieur. Il permet de quitter la vie en paix.

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