Santé Joye liberté du coeur

La liberté du coeur

Voici le partage de quelques pensées issues de "Coeurs libres" écrit par Alexandre Dianine Havard (Le Laurier, Paris, 2019). Il est le fondateur du "leadership vertueux" qu'il enseigne dans le monde. Son livre développe l'idée d'un coeur pur, une volonté forte et une intelligence éclairée unis au service du bien. Je ne peux que vous inviter à le lire.
C'est comme si ses pensées ajustaient des fils de soie à la trame de mes réflexions et de ma conscience. Est-ce que votre Conscience a aussi besoin d'être alimentée par de nouveaux mots, des idées, des concepts et de visions du monde plurielles?
Vous reconnaîtrez ses propos en italique dans le texte ci-dessous.

L’homme ici-bas expérimente une volonté libre, mais il peut percevoir une volonté encore supérieure : celle de la liberté du coeur

La liberté est la récompense d’un coeur qui sait dire « oui » aux valeurs transcendantes qui se manifestent dans les profondeurs de l’êtreCe coeur est emprunt d’humilité pour percevoir les appels du bien, de la beauté, de la véritéCe « oui » vibre des dons sacrés, des intuitions géniales, des sentiments élevés, des émotions saintes que Dieu produit dans le coeur de l’homme humble.  

Les profondeurs du coeur sont mystiques et collectives (alors que les profondeurs du subconscient sont psychiques et individuelles).

Il s’agit de se laisser éprouver par des émotions spirituelles, transcendantes, qui nous transforment, nous purifient de leurs flammes ardentes. 

L'homme ne vaut-il pas ce que vaut son coeur ?

Le coeur (…) ne peut être vide, il est toujours plein. Quand le bien diminue, le mal augmente instantanément, et inversement. Le coeur demande donc notre attention. 

Un coeur qui sent, qui sait, qui veut aussi. Un coeur qui forge la personnalité, les affections et les amours. Ce coeur est l’organe de la Communion

Notre capacité de nous émouvoir au contact du bien et de la beauté est une force.

On ne peut promouvoir le bien qu’avec un coeur pur (imprégné du goût de la sincérité et de la vérité), une intelligence éclairée et une volonté forte. Si l’un des trois manque à l’appel, le bien ne peut être vraiment servi.

L’auteur approfondit les aspects des manquements dans cette triade : coeur, intelligence et volonté, que je ne reprends pas ici.

L'homme est appelé à faire le bien avec son coeur, car sans lui, son intelligence et sa volonté pourraient être déracinés, perdre la verticalité, la possible élévation. 

Le coeur, véritable humus de l’intimité et de la personnalité, peut tendre, si cet humus nourrit l’intelligence et la volonté, vers une direction originelle, une grâce, le bien, la beauté.

L’homme suit son coeur à faire le bien avec ses sentiments, ses émotions, ses dents et sa chair, de tout son être et en toutes circonstances. 

Il s’agit de ne pas avoir peur de la douleur car elle est comme un pont qui nous invite à nous laisser toucher, surprendre et émerveiller, à garder intacte notre humanité.

La purification de notre coeur est un processus permanent.

Le coeur pur repère les souffrances humaines inhérentes à une idéologie, en reconnaît les vérités partielles, fondues dans un mensonge global.

Le coeur, soutenu par une intelligence  et une volonté nourries de son humus, peut aimer les hommes plus que les règles et les conventions culturelles et politiques. La douleur du sacrifice pour la pérennité de la liberté fait alors sens pour toute l’humanité.

Chaque être humain est une personne unique. Puisse chaque coeur les reconnaître chacun.

Le coeur redécouvre par ses sens la nature et la dignité humaines. Le coeur ressuscite.

Comment aimer le bien pour lui-même indépendamment des joies qu’il procure ? Si le plaisir disparaît, persévères-tu dans la pratique du bien ? T’est-il facile de choisir entre le bien et la facilité ? Si le plaisir disparaît, persévères-tu dans la pratique du bien ?

Le coeur pur est infiltré de Sagesse et par la vertu de la prudence. Et par la Conscience a à se mettre à l’écoute du coeur. Un coeur affranchi de conscience n’est pas un coeur libre. Coeur, conscience, volonté et intelligence se conjuguent ensemble pour servir le bien face aux tentations usuelles  Les inclinaisons perverses de la nature humaine (comme éviter les conflits, l’inclinaison à l’accumulation des pouvoirs, des possessions et des plaisirs, …), si on ne leur fait pas obstacle, étouffent le coeur bien plus qu’elles ne nuisent à l’intelligence et à la volonté. 

Chacun devient librement qui il est. La beauté et la grandeur de l’être humain peuvent alimenter une soif de vivre, d’entreprendre et de se sacrifier car il suffit d’une visitation, une oeuvre, un chant, un miracle pour être transfiguré par une expérience sensitive et s’engager avec courage.

Dieu nous parle à travers la beauté, élève notre coeur et nous transforme. La beauté élargit et renforce notre coeur.

Un coeur humble, attentif à la voix de la conscience, ne craint pas la Beauté. La Beauté sauvera le monde car elle est l’expression la plus directe et la plus sensible de la vérité et du bien. Elle s’impose à nos sens. La Beauté est une ancre, un salut.

L’amour humain comme l’amour divin s’enracinent dans la réalité corporelle. L’amour inonde le coeur, purifie, transfigure, rétablit la dignité, rend le coeur libre.

L'homme est là pour être aimé, souvent il ne l'a pas été suffisamment.

Eve s’effondre de culpabilité, ne voit pas la miséricorde de Dieu, ne se jette pas dans les bras de Dieu pour demander pardon. Voilà deux péchés abyssaux : ne pas nommer son péché et douter de la miséricorde divine.

Il s’agit d’apprendre à se montrer tel qu’on est, avec sincérité et transparence, de demander pardon et de se pardonner, d’inviter la miséricorde en soi.

N’est-il pas temps de dire et reconnaître la religiosité culturelle de l’homme, comme sa sociabilité naturelle: les bafouer, c’est un déni, un mensonge qui ampute et bousille le coeur. Les nier collectivement, c’est la caractéristique d’une idéologie.

Quatre qualités ne laissent pas nos coeurs indifférents : la générosité, la gratitude, l’audace et la magnanimité. La grandeur de la vie se trouvent dans les petites expériences quotidiennes.

Le mal ne serait-il pas le bien qu'on ne fait pas? 

Ne serait-il pas temps de se consacrer à la  croissance spirituelle et culturelle, la contemplation, la lecture et la marche?

N’est-il pas temps de ne pas laisser passer l’occasion d’agir, de ne se comparer à personne, de faire valoir sa mission et la transmettre peut-être?

L’or s’éprouve dans le feu: ne pas chercher la douleur et ne pas la refuser quand elle se présente. La souffrance, c’est comme des chaînes à laisser tomber et un monde à gagner. Un sens profond est à découvrir dans le dépouillement. La souffrance est un mystère, un sacrément, une épreuve dont un coeur humble et mûr sort victorieux, agrandi et divinisé.

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